Asthme et tabac : les meilleurs ennemis
Fatima De Abreu
Praticienne à Sainte-Marguerite

Vous êtes asthmatique et vous fumez ? Vous connaissez sans doute les dangers de ce combo et vous avez certainement déjà remarqué que la cigarette aggravait vos symptômes de l’asthme. Mais connaissez-vous les bénéfices de l’arrêt du tabac, à plus ou moins long terme pour votre affection respiratoire ? Chez LaserDtox, on connaît les dangers du tabagisme pour vos voies respiratoires, c’est pour cette raison que nous avons créé 3 centres stop tabac dans le Grand Est, pour qu’asthme et tabac ne cohabitent plus dans votre vie.
Rappel
Arrêter de fumer est bénéfique dès les premières heures pour votre organisme. Toutefois, le sevrage tabagique ne guérira pas votre asthme, il en soulagera tout de même les symptômes et améliorera votre quotidien.
Asthme et tabac : pourquoi cette association complique la respiration
Lorsque la fumée de cigarette traverse des voies respiratoires déjà affaiblies par l’asthme, elle contribue à aggraver la situation, rendant la respiration difficile, voire douloureuse.
La cigarette irrite des voies respiratoires déjà inflammées
Quand une personne est asthmatique, ses bronches sont déjà plus sensibles que la normale. Elles réagissent plus vite aux agressions extérieures, comme le froid, les allergènes ou les fumées irritantes. La cigarette vient donc ajouter une irritation supplémentaire sur un terrain déjà fragilisé.
Résultat, à chaque inhalation, les voies respiratoires sont exposées à des substances qui entretiennent l’inflammation et favorisent le resserrement des bronches. Cette réaction peut :
- gêner la respiration ;
- provoquer une sensation d’oppression ;
- rendre le souffle plus court.
Chez un asthmatique, le tabac ne se contente pas d’irriter. Il aggrave un déséquilibre respiratoire déjà présent.
« Un tabagisme soutenu pendant plusieurs années peut faire des atteintes. Si on ne fume pas, on change le portrait de la maladie. »
Sara-Édith Penney, directrice générale du Réseau québécois d’éducation en santé respiratoire (RQESR)
Les symptômes peuvent devenir plus fréquents et plus intenses
Chez un fumeur asthmatique :
- la toux peut devenir plus régulière ;
- les sifflements plus marqués ;
- l’essoufflement plus rapide, même pour des efforts modérés ;
- une gêne thoracique peut s’installer au réveil ou pendant la nuit, ce qui perturbe le sommeil et fatigue davantage.
Cette aggravation progressive n’est pas toujours spectaculaire au départ. Elle peut s’installer par petites touches, jusqu’à rendre l’asthme plus difficile à supporter. Fumer quand on est asthmatique, c’est donc souvent vivre avec des bronches plus réactives et des symptômes moins prévisibles.
Zoom : tabagisme passif et asthme
Le danger ne concerne pas seulement les personnes qui fument. Un asthmatique exposé à du tabagisme passif peut aussi voir ses symptômes s’aggraver. Cela concerne particulièrement les enfants asthmatiques, dont les bronches sont encore plus sensibles. « En cas d’asthme, l’exposition des enfants et des adultes à la fumée passive augmente le mauvais contrôle de l’asthme et le risque d’hospitalisation*. »
Fumer quand on est asthmatique : les risques concrets au quotidien
En plus d’avoir un impact négatif sur votre santé générale, le tabac renforce les risques de crises d’asthme sévères.
Plus de crises d’asthme et parfois plus sévères
Chez une personne asthmatique, le tabac peut favoriser un déséquilibre plus brutal de la respiration. Les bronches deviennent plus réactives et supportent moins bien les irritants du quotidien. Dans ce contexte, les crises d’asthme peuvent survenir plus facilement.
Elles peuvent aussi être plus intenses, avec une gêne respiratoire plus marquée, un recours plus fréquent au traitement de secours et une récupération plus lente. Fumer quand on est asthmatique revient donc à augmenter les risques de décompensation respiratoire.
Un contrôle de la maladie plus instable
Même en dehors des crises, le tabac peut rendre l’asthme plus difficile à maîtriser au quotidien. Les symptômes varient davantage d’un jour à l’autre et la respiration peut sembler moins prévisible :
- une activité physique modérée peut devenir plus inconfortable ;
- le sommeil peut être perturbé par la toux ou par une sensation d’oppression nocturne.
Cette instabilité pèse sur le quotidien des personnes asthmatiques, car elle donne l’impression de ne jamais vraiment retrouver un souffle normal.
Un risque respiratoire augmenté à long terme
Chez une personne asthmatique, le tabac n’aggrave pas seulement les symptômes immédiats. Il entretient aussi une fragilité respiratoire plus durable. À force d’irritation et d’inflammation, les bronches peuvent perdre en souplesse et la fonction respiratoire peut se dégrader progressivement.
Cette évolution complique le quotidien et peut exposer à d’autres atteintes pulmonaires au fil des années. Le risque ne se limite donc pas à quelques épisodes de gêne. Il concerne aussi la capacité à respirer correctement sur le long terme. C’est ce qui rend l’association entre asthme et tabac particulièrement préoccupante.
Asthme et tabac : la baisse d’efficacité des traitements
Vous êtes fumeur asthmatique ? En cas de crise, vous avez peut-être déjà remarqué que votre traitement de secours agissait moins vite. Ou que votre traitement de fond empêchait de moins en moins les crises d’asthme.
Un traitement de fond moins efficace à cause du tabac
Le tabac peut aussi limiter l’efficacité du traitement de fond. Chez certains asthmatiques, les corticoïdes inhalés agissent moins bien, ce qui rend l’asthme plus difficile à stabiliser. Le traitement semble alors moins performant, même lorsqu’il est bien pris. Cette situation peut entraîner une gêne respiratoire plus fréquente et une impression d’essoufflement qui persiste malgré le suivi.
Quand le traitement pour l’asthme ne suffit plus
Cette impression revient souvent chez les fumeurs asthmatiques. Ils utilisent leur inhalateur, mais ressentent malgré tout une gêne persistante, des symptômes plus fréquents ou un soulagement trop court. En réalité, le tabac entretient l’inflammation bronchique et perturbe l’équilibre respiratoire. Le traitement agit encore, mais dans un contexte défavorable.
Arrêter de fumer quand on est asthmatique : quels bénéfices attendre ?
Votre asthme ne disparaîtra pas avec l’arrêt du tabac, mais ses symptômes diminueront.
Mieux respirer et retrouver un asthme plus stable
Arrêter de fumer ne fait pas disparaître l’asthme, mais peut améliorer nettement le confort respiratoire. Sans l’irritation répétée de la fumée, les bronches sont moins agressées au quotidien. La respiration peut devenir plus régulière, avec moins de gêne et moins de variations d’un jour à l’autre. Certains asthmatiques ressentent aussi un souffle plus stable à l’effort et une fatigue respiratoire moins marquée.
On vous donne la parole
« Après que j’ai arrêté de fumer, ça a mis quelques semaines pour tout décrasser. Ma consommation de traitement de secours a diminué drastiquement. Avant, mon inhalateur était vide au bout de 15 jours, alors qu’aujourd’hui je peux tenir deux mois avec. Mes crises d’asthme ont réduit en fréquence, mais surtout en intensité. Je tombe moins malade, j’ai moins de bronchites. Je toussais chaque matin et c’était épuisant ; un à deux mois après mon sevrage tabagique, la toux au réveil avait disparu. J’ai ressenti aussi des bénéfices sur la qualité de mon sommeil et sur mon quotidien : je pouvais monter des escaliers sans être essoufflé ! »
Antoine, 40 ans, asthmatique et ex-fumeur depuis juin 2019.
Réduire les symptômes et les crises en arrêtant de fumer
Le sevrage tabagique peut aider à diminuer la fréquence des symptômes les plus gênants. La toux peut devenir moins présente, les sifflements moins marqués et les épisodes d’oppression moins fréquents. Chez certaines personnes, les réveils nocturnes liés à l’asthme diminuent aussi.
Se faire accompagner pour arrêter de fumer
Quand on est asthmatique, fumer entretient souvent un cercle difficile à rompre. C’est pour cette raison qu’un accompagnement peut être utile. Avec LaserDtox, vous arrêtez de fumer en 1 heure, grâce à l’auriculothérapie laser. Le laser stop tabac est un laser doux qui coupe les automatismes et aide à mieux gérer la peur du manque et à avancer avec un cadre rassurant.
Et vous, qu’attendez-vous pour que la cigarette cesse d’aggraver votre asthme au quotidien ? Prenez RDV pour une séance stop tabac !
*https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/asthme-adulte/asthme-comprendre