Fatima De Abreu
Praticienne à Sainte-Marguerite

Le tabac est connu pour être la première cause de maladies respiratoires dans le monde. Lorsqu’elle pénètre dans les poumons, la fumée de cigarette va jusqu’aux bronchioles qui se resserrent. Cette réaction limite ensuite les capacités respiratoires des fumeurs, les rendant plus fragiles face au froid, aux virus et à l’humidité. LaserDtox vous explique comment la cigarette augmente les risques de tomber malade en hiver et comment arrêter de fumer pour préserver sa santé et son immunité.
En hiver, le tabac met les poumons sous pression
En hiver, l’air froid et souvent sec irrite déjà les voies respiratoires. À l’intérieur, le chauffage assèche aussi l’air que vous respirez, ce qui sensibilise la gorge et les bronches. Ajoutez à cela la cigarette et l’irritation s’intensifie. Pourquoi ? Parce que la fumée apporte des particules et des gaz irritants. Au fil des jours, l’inflammation locale augmente et la respiration peut sembler plus difficile.
Concrètement, cette pression se traduit par plus de toux, une gêne au niveau de la poitrine, ou un essoufflement plus rapide. À l’effort, le contraste entre l’air froid dehors et la fumée aggrave l’inconfort. Certaines personnes ressentent aussi des sifflements, surtout lors des sorties matinales. Cette fragilité respiratoire prépare le terrain aux infections.
La cigarette affaiblit les défenses naturelles des bronches
Saviez-vous que vos bronches sont équipées d’outils naturels pour se protéger ? Malheureusement, le tabac les dérègle progressivement.
Un nettoyage moins efficace par les cils bronchiques
Les bronches sont tapissées de petits cils qui repoussent les impuretés vers la gorge. Mais la fumée de cigarette les ralentit et les désorganise. Le “balayage” naturel devient alors moins efficace et des particules restent plus longtemps dans les voies respiratoires. En hiver, cet encrassement se remarque plus vite.
Un mucus plus épais et plus difficile à évacuer
Le mucus sert à piéger poussières et microbes, puis à les évacuer. En fumant, il peut devenir plus épais et plus collant. Il stagne alors plus facilement, entraînant une toux plus fréquente pour tenter de dégager les bronches.
Le tabac augmente le risque d’infections et prolonge les symptômes
En plus d’affaiblr les défenses locales, la cigarette facilite l’installation des microbes, surtout en hiver.
Rhume, grippe, bronchite : pourquoi ça accroche plus facilement
En hiver, les virus circulent plus et les contacts en intérieur augmentent. De ce fait, l’exposition est plus fréquente. Or, quand on fume, les voies respiratoires restent irritées plus longtemps et réagissent moins bien au passage des microbes.
De plus, la fumée fragilise la barrière protectrice des muqueuses sur lesquelles les virus “s’accrochent” plus facilement.
Pourquoi la toux dure plus longtemps chez les fumeurs
Quand une infection passe, le corps doit nettoyer les bronches et évacuer les sécrétions. Cependant, chez un fumeur, ce nettoyage est moins efficace. Donc, le mucus peut stagner et entretenir l’irritation. Par conséquent, la toux persiste, même quand la fièvre a disparu.
En parallèle, la fumée continue d’agresser une muqueuse déjà sensible. Ainsi, chaque cigarette relance l’inconfort. Petit à petit, le “cercle” toux–irritation peut s’installer. C’est justement ce terrain qui peut compliquer l’hiver, comme on le verra ensuite.
Fumer favorise les complications en cas de virus
Quand un virus s’installe, les poumons sont davantage sollicités. Si vous fumez, vos capacités respiratoires sont déjà diminuées et elles le seront encore avec une infection.
Essoufflement, surinfection, aggravation des maladies respiratoires
La fumée de cigarette entretient une irritation de fond dans les bronches. C’est ce qui fait qu’une infection peut sembler plus “violente”. L’essoufflement apparaît alors plus vite, surtout à l’effort. Parfois, les sécrétions stagnent davantage, ce qui gêne la respiration. Dans certains cas, une surinfection bactérienne peut aussi se greffer. La récupération devient alors plus lente et plus inconfortable.
Asthme et BPCO : l’hiver devient plus difficile avec le tabac
Si vous souffrez d’asthme ou de BPCO, vos bronches sont déjà sensibles. Or le tabac augmente la réactivité bronchique au quotidien. En hiver, le froid et les virus s’ajoutent à la charge respiratoire. Résultat, les crises ou exacerbations peuvent être plus fréquentes.
Tabagisme passif : un risque hivernal sous-estimé à la maison
Même sans fumer soi-même, respirer la fumée des autres suffit à irriter les voies respiratoires. Or, en hiver, on vit davantage fenêtres fermées, ce qui concentre les polluants.
En intérieur, la fumée se concentre et irrite davantage
Le tabagisme passif est tout aussi dangereux pour la santé, surtout en hiver, car lorsqu’une cigarette est fumée dedans, la fumée reste plus longtemps dans l’air. Elle s’accroche aussi aux tissus, aux rideaux et aux canapés, ce qui prolonge l’exposition. Résultat, la gorge pique plus facilement et la toux apparaît plus vite. Chez certaines personnes, le nez se bouche aussi plus souvent, ce qui gêne la respiration nocturne. Plus l’espace est petit, plus l’effet se fait sentir.
Enfants et personnes fragiles : pourquoi ils sont plus exposés
Les enfants respirent plus vite que les adultes et leurs voies respiratoires sont plus fines. De ce fait, ils réagissent souvent plus fortement à l’irritation. Les personnes âgées ou déjà fragiles au niveau respiratoire peuvent aussi décompenser plus facilement en hiver. Enfin, si quelqu’un est asthmatique, la fumée peut déclencher une gêne ou une crise. C’est pourquoi la règle la plus simple reste la même : zéro cigarette dans le logement, même avec une fenêtre ouverte.
Le conseil de l’expert
En hiver, il vaut mieux consulter tôt si des signes respiratoires sortent de l’ordinaire, surtout en cas de tabagisme. Voici les signes à surveiller :
- L’essoufflement apparaît au repos ou s’aggrave rapidement.
- La fièvre dure plus de 3 jours, ou revient après amélioration.
- Douleur thoracique, oppression, ou gêne respiratoire inhabituelle.
- La toux devient très productive, avec crachats jaunes, verts, ou sang.
- Vous entendez des sifflements, surtout si c’est nouveau.
- Vous ou un de vos proches vivant dans le foyer souffre d’asthme, de BPCO, est enceinte ou a une immunité fragile.
Arrêter de fumer réduit le risque de tomber malade
Arrêter de fumer soulage vite les voies respiratoires. Dès les premiers jours, la fumée ne vient plus irriter la gorge et les bronches. Ensuite, les muqueuses récupèrent progressivement, ce qui rend la respiration plus confortable. Même si l’hiver reste une période propice aux virus, le corps se défend souvent mieux quand les bronches ne sont plus agressées chaque jour.
Au fil des semaines, la toux et l’encombrement peuvent diminuer, car le nettoyage naturel des bronches reprend. Les symptômes liés aux infections ont alors tendance à durer moins longtemps. La récupération devient aussi plus simple, car le souffle est moins “chargé”.
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